Quelles sont les causes d’un résidu post-mictionnel élevé ?
Avoir un résidu post-mictionnel élevé n’est pas une maladie en soi (moins de 50 mL1 et moins de 100 mL pour les patients âgés de plus de 65 ans1). C’est plutôt une indication d’une pathologie à rechercher.
Si la vessie ne se vide pas assez (voir les normes), votre médecin s’interrogera sur les symptômes du bas appareil urinaire (SBAU) liés à la phase de remplissage de la vessie ou à la phase mictionnelle (action d’uriner) comme :
- L’hypertrophie bénigne de prostate (HBP)
- L’infection urinaire
- L’incontinence urinaire ou l’incontinence urinaire par regorgement (résidu post-mictionnel supérieur à̀ 300 ml sur 2 examens d’imagerie à 6 mois d’écart1)
- La dysurie, la nycturie ou la pollakiurie
- La rétention d’urine aiguë (vessie douloureuse et tendue, associée à̀ une impossibilité d’uriner) ou chronique (résidus post-mictionnels supérieurs à̀ 300 mL)1
- Un obstacle à la vidange de la vessie (obstruction sous vésicale -OSV), lié ou non à une hyperplasie bénigne de la prostate1
- Etc…
Au-delà des symptômes du bas appareil urinaire et après examens complémentaires, les résidus post-mictionnels supérieurs à la norme peuvent également révéler d’autres pathologies comme : une atteinte de la musculature de la vessie1 (dysfonctionnement du détrusor, muscle de la paroi de la vessie), une sensibilité vésicale augmentée ou réduite, un rétrécissement de l’urètre (sténose urétrale), le canal qui permet d’évacuer l’urine de la vessie, une lésion neurologique de la zone contrôlant la miction…
Comment mesurer le résidu post-mictionnel ?
En premier lieu, il est recommandé d’évaluer le résidu post-mictionnel (phase après la vidange) à l’aide d’une échographie de la vessie (échographie vésicale). Un appareil sans fil peut aussi être utilisé. Dans les deux cas, l’examen est totalement indolore. Il est réalisé par voie externe, en plaçant une sonde au-dessus du pubis1.
Les mesures du résidu post-mictionnel nécessitent d’être répétées car les volumes des mictions peuvent être différents5.
Selon le profil santé du patient, les symptômes, le type de pathologies recherchées (rétention chronique d'urine, rétention aiguë…) et l’efficacité des traitements déjà prescrits, il est possible que le médecin ou le spécialiste (urologue…) demande des examens plus poussés : contrôle de la fonction rénale avec examens radiologiques, débitmètres couplée à une mesure du résidu post-mictionnel, fibroscopie de la vessie (cystoscopie) pour visualiser l'intérieur et l'urètre et autres bilans urodynamiques plus complets…